ZALE SECK

blog News
27 Juillet 2018 21h 00

Issu de la lignée des griots de l'ethnie Lébou, Zale Seck débute à un très jeune âge l'apprentissage des instruments de percussion (Sabar, Djembé, Tama…). Auteur, interprète et compositeur prolifique, il croisera enfin sa voix exceptionnelle à sa musique pour transmettre la mémoire de son peuple à travers ses textes chargés d'amour et d'humanisme. Saliou Seck, dit Zale, avait un destin tout tracé, celui d’un musicien percussionniste au cœur du Sénégal. En effet, issu de la lignée des griots de l'ethnie Lebou, il débute très jeune l'apprentissage des instruments de percussion, sabar et djembé notamment, et travaille sa voix. Jusque là, il suit sa destinée… mais rapidement il prend quelques libertés.
Le premier de ces écarts : s’intéresser à la guitare. Un instrument qu’il utilise aujourd’hui, en alternance avec les percussions. Armé de ces connaissances multiples, il débute sa carrière à l’âge de 11 ans, en 1972, collaborant à diverses formations au Sénégal. Il jouera notamment au sein de l'Étoile 2000 de Dakar et du légendaire Orchestra Baobab.
Du Sénégal au Québec
Il se fait rapidement un nom sur la scène musicale sénégalaise. Pourtant, il attend 1992 pour former son propre groupe et sortir un album signé de son nom, intitulé Mando. Suivront les opus Yow kan en 1994 et Dolel mbeuguel en 1996. Il développe un style musical particulier, nommé le mbalax dagou, tiré du mbalax, la musique la plus populaire au Sénégal. Peu à peu, le succès de Zale Seck augmente, il se fait connaître au-delà des frontières du Sénégal et tourne en Europe avec diverses formations. Pourtant, la vie est difficile dans son pays natal et l’artiste décide donc de s’installer au Québec en 2001. Là, il s’investit en tant qu’auteur, interprète, compositeur, percussionniste et guitariste. Une carrière menée sur tous les fronts. Zale Seck fait évoluer son style, l’adapte aux goûts occidentaux et sort un album, Africa bolo, dès 2003. Quatre ans plus tard, sort un autre CD sous le titre Beuguenté, réalisé par son fils guitariste, Assane Seck. Un choix peu étonnant car l’une des priorités de Zale Seck est de transmettre ses savoirs. Il a débuté ce processus avec ses enfants et aujourd’hui enseigne les percussions et les rythmes africains dans plusieurs universités canadiennes.
Sur scène, Zale Seck a choisi d’être accompagné de musiciens québécois et africains. Un mélange qui lui tient à cœur, désireux qu’il est de partager ses goûts et ses traditions. Sur scène, cette volonté est palpable. Le Québéco-Sénégalais déploie une énergie sans borne pour son public, les entraînant dans un voyage sur les rivages de l’Atlantique, sur les plages où les pêcheurs sénégalais reviennent après leur journée en mer. Dépaysant !